Cancer-Micchado-Institut Curie

Journée du cancer de l’enfant 2018 : des initiatives pour faire avancer la recherche et rompre l’isolement des petits patients

La Journée internationale du cancer de l’enfant, le 15 février dernier, a été l’occasion de rappeler que quelque 2 500 enfants et adolescents sont concernés par la maladie chaque année, avec une guérison possible pour les trois quarts d’entre eux seulement.

L’Institut Curie a profité de cette journée pour communiquer sur le lancement de l’étude nationale MICCHADO (Molecular and Immunological Characterisation of high risk CHildhood cancer At DiagnOsis) dont la finalité est de mieux comprendre et traiter les cancers dits à haut risque, des cancers difficiles à soigner avec des rechutes fréquentes et des cellules cancéreuses qui peuvent développer une résistance aux traitements. “Cette étude vise à améliorer la compréhension des mécanismes de progression tumorale et de résistance aux traitements, explique le Dr Gudrun Schleiermacher, pédiatre oncologue et responsable de l’équipe de recherche translationnelle au centre d’oncologie Siredo de l’Institut Curie, qui a lancé l’étude. A terme, l’objectif est d’identifier les patients dont le cancer risque de devenir résistant pour adapter au mieux les traitements et gagner ainsi la course contre la montre avec la maladie. »

 

Dépister avec une prise de sang

Pour cela, la présence de biomarqueurs, comme l’ADN tumoral circulant, sera recherchée à l’aide d’une simple prise de sang, dans l’objectif d’établir des liens avec le niveau d’agressivité de la tumeur, précise le communiqué de l’Institut Curie, une alternative aux biopsies qui représente une première dans le cadre de tumeurs pédiatriques.

Pilotée par l’Institut Curie, cette étude nationale, menée en collaboration avec Gustave Roussy (Villejuif, 94) et le Centre Léon Bérard (Lyon), centres régionaux de lutte contre le cancer, va associer 30 centres d’oncologie pédiatrique en France. L’objectif est de suivre 600 patients (enfants, adolescents et jeunes adultes) atteints de diverses tumeurs à haut risque sur une durée de 6 ans.

Cette étude est financée par les association Imagine for Margo – Children without cancer et Hubert-Gouin Enfance & Cancer, et a obtenu le soutien d’un fonds hébergé par la Fondation Roi Baudouin, et de KickCancer, une fondation belge d’intérêt public. Elle est également soutenue par l’entreprise pharmaceutique Bristol-Myers Squibb.

 

Une campagne de dons pour financer la recherche

De son côté, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé qu’il serait le parrain de la campagne “Guérir le cancer de l’enfant au XXIe siècle” lancée par l’institut Gustave Roussy. Cette campagne vise à collecter, d’ici à 2020, 10 millions d’euros qui permettront de financer différents axes (développer des immunothérapies efficaces chez l’enfant, comprendre pourquoi certains enfants développent des cancers et identifier les prédispositions génétiques qui en sont responsables, améliorer la qualité de guérison des enfants et adolescents pour comprendre, dépister et prévenir les complications tardives à l’âge adulte, développer de nouveaux outils d’information et d’éducation thérapeutique). Elle a été initiée par Frédéric Lemos, papa de Noé, mort d’un cancer à l’âge de 10 ans, un jeune garçon que Nicolas Sarkozy avait reçu à plusieurs reprises.

 

Des robots pour rompre l’isolement des jeunes patients

Certains stades de la maladie nécessitent une hospitalisation en chambre stérile avec de longues périodes d’isolement, jusqu’à plusieurs mois parfois. Pour rompre cet isolement des jeunes malades, les équipes médicales et soignantes de l’lnstitut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique (IHOPe), situé à Lyon, ont imaginé en lien avec l’Association Philanthropique de Parents d’enfants Atteints de Leucémie ou autres cancers (APPEL), la société Awabot et avec le soutien de Bristol-Myers Squibb, le projet Victory in Innovation for Kids – electronic (VIK-e) qui a donné naissance, en 2016, à la conception d’un robot mobile de téléprésence ayant vocation à renforcer le lien entre le patient et son entourage en permettant au jeune malade de sortir virtuellement de sa chambre. “Maintenant, on s’appelle avec le robot quand j’arrive à la maison, explique une maman au Figaro. Elle peut discuter tous les soirs avec son frère et dîner en même temps que nous, ce qui nous donne l’impression de manger tous ensemble.” Aujourd’hui 5 robots de téléprésence sont exploités. 20 familles en ont bénéficié depuis septembre 2016.

 

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