Janusz_Korczak

Janusz Korczak, une vie et une œuvre consacrées aux droits de l’enfant

Les idées de Janusz Korczac ont inspiré la Convention des Nations Unies pour les droits de l’enfant que nous célébrons, chaque année, le 20 novembre. Son engagement se retrouve dans ses écrits, y compris dans ses livres destinés aux enfants.

Médecin, éducateur et écrivain juif polonais, Janusz Korczak (de son vrai nom Henryk Goldszmit) apporte, avant la première guerre mondiale puis entre les deux guerres, un regard nouveau sur l’enfant et sur l’enfance, prônant le respect de l’enfant et affirmant qu’il ne faut pas considérer l’enfant comme un adulte en devenir mais comme un être à part entière. “Pour lui, l’enfant n’est pas réductible à un adulte en devenir. À une conception de l’enfance qui serait un chemin vers l’homme, il substitue la vision de l’enfance comme âge de la vie en soi, avec ses valeurs, ses aspirations, ses conceptions propres du monde et ses stratégies sociales”, peut-on lire dans la revue Reliance, dans un article publié en 2005.

Un pédagogue engagé

En 1912, Janusz Korczak est nommé directeur de la « Maison des enfants », un orphelinat pour les enfants juifs, puis co-directeur d’un orphelinat pour des enfants polonais fondé par l’éducatrice Maryla Falska. Défenseur d’une pédagogie du respect, il adopte une démarche novatrice dans ces deux établissements qu’il organise en république d’enfants. Son idée : créer une école de la démocratie et de la participation, sans avoir recours aux pratiques autoritaires.

Les droits de l’enfant sont au cœur de ses préoccupations. Comme le rappelle le site droitsenfants.fr, deux droits sont pour lui importants : le droit d’être aimé et le droit au respect, auxquels il consacrera par ailleurs deux textes destinés aux parents et aux enseignants : Comment aimer un enfant, rédigé sur les champs de bataille de la première guerre mondiale, et Le droit de l’enfant au respect, écrit en 1928. Il a inspiré la Convention des Nations Unies pour les droits de l’enfant, un texte adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, “un acte politique majeur dont il exigeait l’élaboration depuis la fin du XIXe siècle”, souligne l’Association française Janusz Korczak (JFJK).

L’homme meurt en déportation, en 1942, aux côtés des orphelins juifs dont il avait la charge, après avoir refusé les propositions qui lui avaient été faites de quitter le ghetto de Varsovie où ils avaient été confinés.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages pour adultes et pour enfants. Le roi Mathias 1er, est l’un de ses ouvrages les plus connus pour les enfants. Ce roman raconte la vie de Mathias qui n’a que dix ans à la mort de son père, le roi. Il fuit son palais et vit plusieurs aventures. Il œuvre à réformer son royaume en le dotant de deux parlements, l’un pour les adultes, l’autre pour les enfants.

Les enfants d’aujourd’hui peuvent découvrir la vie et les idées de Janusz Korczak à travers trois ouvrages.

Janusz Korczak A dos d'âneJanusz Korczak, la République des enfants (Irène Cohen et Elsa Oriol, éditions A dos d’âne) est l’ouvrage le plus récent (septembre 2017). Ce petit livre de 48 pages, au format 10×15 cm, fait partie de la collection [Des graines et des guides]. Il présente la vie du médecin éducateur en Pologne, avec des illustrations sobres en noir et blanc.

Janusz Korczak Acte SudJanusz Korczak : Non au mépris de l’enfance (Isabelle Collombat, Actes Sud Junior), publié en 2012 et réédité en 2016, raconte l’histoire d’une jeune adolescente de 13 ans qui découvre en même temps les manifestations de rue et l’histoire vraie de Janusz Korczak racontée par son arrière-grand-mère. Il fait partie de la collection [Ceux qui ont dit non].

janusz_korczak_rue-du-mondeKorczak. Pour que vivent les enfants (Philippe Meirieu et Pef, Éd. Rue du Monde) est un album illustré pour enfants qui comprend un grand cahier photos de 6 pages, Éd. Rue du Monde. Il a été édité en 2012, en partenariat avec l’AFJK dans le cadre de l’Année Janusz Korczak proclamée par la Pologne à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la mort de Janusz Korczak et du 100e anniversaire de son premier orphelinat.

 

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