Aspergus et moi

Aspergus et moi, un album coup de cœur !

Aspergus et moi vient de fêter ses un an dans les bacs des libraires. S’il ne fait plus partie des nouveautés, il mérite néanmoins toute notre attention ! N’hésitez pas à l’offrir à votre enfant, à son petit cousin ou à son meilleur ami !!

 

Le pitch

Franz Aspergus est le peintre des célébrités. Son talent est reconnu mais sa flamme s’est éteinte. Il a perdu le goût de peindre. Le narrateur, l’un de ses trente assistants, en qualité de “broyeur de noir” (voir la photo et la page de droite : le narrateur doit broyer toutes sortes de pierres pour obtenir les différents noirs utilisés par le maître !), raconte comment il entreprend de lui redonner goût à l’ouvrage : il lui propose de peindre de la main droite, lui qui est gaucher, puis avec un balai, ou en fermant les yeux. Grâce à lui, le grand maître retrouve la fraîcheur de l’enfance et finit par inventer… l’art moderne !

Aspergus et moi 2

 

 

 

 

 

 

Ce que nous aimons

Cet ouvrage est aussi beau que réfléchi !

1. L’album est superbement illustré par Pierre Vaquez, graveur en taille-douce à la « manière noire ».

« S’agissant de la manière noire, c’est une technique ancienne de gravure en taille-douce (gravure en creux sur métal) qui consiste à faire émerger un motif sur fond préalablement préparé pour faire apparaître le dessin en noir à l’impression. L’originalité de la technique consiste en ce qu’elle repose sur l’éclaircissement progressif d’un fond noir, un peu comme lorsqu’on dessine en blanc sur un feuille noire », explique Pierre Vaquez.

Et grâce à la manière noire les formes et les personnages semblent sortir de l’ombre !

Composées au départ de noirs, de gris et de blancs – plus ou moins mis en lumière, les pages finissent par laisser place à des traits de couleurs qui s’invitent avec parcimonie au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire.

Aspergus et moi 3

 

 

 

 

 

 

2. Didier Lévy, l’auteur, nous offre un texte plein d’humanité et ‘informations subtilement distillées

Tout d’abord, grâce aux premières pages, le lecteur prend conscience du fait que les grands peintres peuvent travailler en équipe.

Le livre (qui fait des clins d’œil à une foule d’artistes peintres tels que Matisse, Miro, Picasso, Mondrian, pour n’en citer que quelques-uns) nous donne, par ailleurs, à réfléchir sur le passage de l’art classique à l’art moderne.

Enfin, l’ouvrage parle finalement du processus créatif et montre qu’il faut sortir des sentiers battus pour libérer sa créativité ou, selon l’expression consacrée, « penser out of the box » (en dehors de la boîte si l’on traduit littéralement) !

« Aspergus et moi parle de la peinture et de la création, des gestes du créateur à la recherche de l’énergie de l’enfance. L’album a l’élégance de choisir la virtuosité technique pour rappeler que seuls comptent finalement cet esprit d’enfance et sa pureté », souligne Timothée de Fombelle, auteur de plusieurs ouvrages jeunesse à succès et président du jury du Prix Landerneau 2018, prix qui a récompensé l’album en début d’année.

A noter : Didier Lévy est l’auteur d’un nouvel album, Sylvain de Sylvanie, illustré cette fois par Eloïse Scherrer. Nous avons hâte de le lire !

Pour en savoir plus sur la manière noir, Pierre Vaquez nous a communiqué un lien vers une vidéo de Nadedja Menier, qui montre le procédé. A regarder !

 

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