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Ecriture inclusive, deux écoles

L’écriture inclusive fait débat. Y compris chez les enseignants.

Selon l’agence Mots-clés, l’écriture inclusive est un “ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes.”

Cette agence – qui se définit comme une agence de conseil en communication d’influence – a édité un manuel, s’appuyant sur de nombreux travaux, en particulier sur ceux du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Trois règles à respecter

Elle propose d’appliquer trois conventions :

  1. accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres,
  2. user du féminin et du masculin par la flexion, l’épicène ou le point milieu (par exemple : « elles et ils font », « les candidat·e·s à la Présidence de la République », etc.),
  3. ne plus utiliser de majuscules de prestige à « femme » et « homme » (écrire « droits Humains » plutôt que « droits de l’Homme »).

C’est en 2015, que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié un guide incitant les pouvoirs publics à adopter une communication « sans stéréotypes de sexe ».

Plusieurs institutions se sont engagées à les appliquer. Pour autant, cela n’avait chiffonné personne jusqu’à ce que la presse signale, fin septembre, la publication d’un manuel scolaire de CE2 rédigé en « écriture inclusive ».

La polémique dure

Depuis, la polémique dure.

Les politiques mais également les philosophes, les journalistes… sont divisés.

Les enseignants aussi.

Certains rappellent qu’il y a d’autres batailles plus importantes et que cela rend trop compliqué leur enseignement. Selon eux, l’écriture inclusive morcelle les mots qui perdent ainsi en lisibilité. Les élèves pourraient avoir du mal à appréhender ce nouveau style d’écriture.

D’autres rappellent que le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin, que la langue évolue et qu’elle peut à nouveau évoluer ce qui ouvrirait le champ des possibles en matière d’égalité des sexes. Accorder les métiers et titres selon le genre, pourrait, par exemple, offrir de nouveaux modèles aux filles.

Le 7 novembre, plus de 300 enseignants « de tous niveaux et tous publics » ont signé une tribune commune, publiée sur le site Slate.

Nous vous proposons deux articles de blog pour se faire une opinion :

Lucie Martin, prof de collège” est contre l’application de l’écriture inclusive.

Kiara, prof de lettre” est pour.

Et pour y voir plus clair sur la polémique qui perdure, voici un article de France Info.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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