Dilili à Paris

Le Rat scélérat et Dilili à Paris, à l’affiche cette semaine

Parmi les sorties cinéma de la semaine, deux films d’animation : si le Rat scélérat s’adresse aux enfants à partir de 3 ans, Dilili à Paris est plutôt à conseiller à partir de 9-10 ans.


Rat scélératLe Rat scélérat est en fait un programme de trois courts métrages.

Musique-Musique (Nouvelle-Zélande, 2016, 6 mn) conte l’aventure poétique, folle et inventive de cerfs, d’oiseaux chanteurs, d’un tourne-disque et d’un chasseur…

Une pêche fabuleuse (Suède, 2017, 10 mn) raconte l’histoire de Betty, une petite chatte dégourdie qui, dans les situations les plus critiques, peut compter sur son inventivité et un peu de magie pour fabriquer des moyens de secours.

Le Rat scélérat (Angleterre, 2017, 26 mn) emmène les enfants à l’aventure en suivant les pérégrinations d’un rat-bandit qui sème la terreur et vole la nourriture de ceux qu’il croise. Même s’ils ne sont pas à son goût, il récupère ainsi le trèfle de la lapine, les noisettes de l’écureuil ou le foin de son propre cheval jusqu’au jour où sa route croise celle d’une cane plus rusée que lui… « Le Rat scélérat nous offre une galerie de personnages hauts en couleurs et des situations à la fois comiques et profondes. Divertissant et intelligent, ce film conclue en beauté ce joli programme qui nous donne à réfléchir sur la construction de soi par rapport aux autres et au monde qui nous entoure », nous indique Benshi.fr, le guide du cinéma pour les enfants.

Ce court-métrage est adapté d’un bestseller de la littérature jeunesse, le Rat scélérat, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, édité en France par Gallimard jeunesse.


Dilili à Paris est le nouveau film tant attendu de Michel Ocelot.

Dilili à ParisAprès Kirikou, Azur et Asmar ou encore Princes et Princesses, le réalisateur nous convie dans le Paris de la Belle Epoque, en compagnie d’une petite kanake, Dilili.

Paris, 1900, l’Exposition universelle bat son plein. En compagnie d’Orel, un jeune livreur en triporteur, Dilili parcourt les rue de la capitale pour enquêter sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre le gotha artistique, scientifique et intellectuel de l’époque qui lui donnent des indices. Surtout, elle bénéficie avec son compagnon de route de l’aide de grandes dames comme la scientifique Marie Curie, la légende du théâtre Sarah Bernhardt et la cantatrice Emma Calvé. Dilili et Orel sont alors amenés à plonger dans les entrailles d’une terrifiante société secrète, les Mâles-maîtres, des hommes qui asservissent les femmes, contraignant les filles qu’ils kidnappent à ramper à quatre pattes et à leur servir de tabouret.

Les images sont époustouflantes. L’histoire est engagée. Mais, d’après la presse, « la finesse habituelle du réalisateur manque ». Selon La Croix, « le cinéaste-moraliste avait pris l’habitude de distiller des messages tout aussi graves de façon plus allégorique et plus percutante ». « Si la description du monde des Mal-maîtres est censée participer au juste combat qui consiste à dénoncer toutes les formes d’oppression qui sont exercées sur les femmes, elle laisse néanmoins un sentiment de malaise, sûrement parce qu’elle manque de nuances et de subtilité », réagit le média en ligne mafamillezen.com.

Une scène, en particulier, peut heurter la sensibilité des plus jeunes. « Le conteur n’hésite pas à devenir moraliste, notamment lors d’une séquence très sombre, sans doute la plus dure qu’il ait réalisée, où Dilili découvre les agissements de la secte contre les fillettes kidnappées », nous précise le site de Bfmtv.

Ce film est à voir pour la beauté de son traitement graphique, à la fois étonnant et inédit. Pour l’histoire, aussi, qui permettra aux enfants de redécouvrir de grandes figures historiques et de s’interroger sur la condition des femmes. Pour autant, il ne conviendra pas aux enfants les plus jeunes. Et les plus sensibles des jeunes cinéphiles devront être accompagnés.

Sur la page Facebook du film, plusieurs vidéos nous permettent d’en savoir plus sur sa réalisation : https://www.facebook.com/DililiAParis.lefilm/

Un site, destiné aux enseignants, nous permet également d’accéder à un dossier pédagogique : http://www.dililiaparis-lefilm.com/enseignants/

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Nico et Patou et la Chasse à l’ours, deux programmes sortis en salle la semaine dernière, sont encore à l’affiche. Notre article ici : http://8h45.com/au-cine/deux-films-pour-les-plus-jeunes/2018/10/03/

 

2 Comments

  1. Nous raffolons des films de Michel Ocelot, merci pour ce bel article !

  2. Sandrine derrien

    Bonjour,
    J’ai vu Dilili à Paris avec ma fille la semaine dernière et nous l’avons adoré.
    Les décors étaient magnifiques et l’enquête de Dilili a passionné ma fille.
    Merci pour ce bel article !

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