Max et maestro

Max & Maestro : un dessin animé qui donne le droit de cité à la musique classique

Dans la série animée “Max & Maestro”, un tout jeune garçon musicien de rap rencontre un chef d’orchestre de renommée internationale. Il découvre alors la musique classique. Et c’est le coup de foudre. Max accepte de prendre des leçons de piano auprès du « Maestro », une grande chance pour le pré-ado qui préfère malgré tout garder secrète cette nouvelle passion tant le registre classique n’a pas bonne presse auprès de ses amis.

 

Un dessin animé moderne qui faire découvrir la grande musique et ses subtilités

Et c’est là tout le challenge des producteurs de la série – aux traits et aux ressorts des dessins animés d’aujourd’hui : sensibiliser les plus jeunes à la musique classique à travers le quotidien de jeunes des cités plutôt branchés rap et hip-hop. Et ce grâce à l’intervention du Maestro. Un vrai maestro. Daniel Barenboim. Le célèbre pianiste et chef d’orchestre prête son image à la série. Le personnage qui prend Max sous son aile porte son nom. Daniel Barenboim – très engagé dans l’éducation et la sensibilisation à la musique classique, a lui-même interprété ou dirigé les morceaux mis en avant par chacun des épisodes de la série, poursuivant ainsi son œuvre de transmission.

Chaque épisode ­dévoile un morceau et évoque des notions musicales à travers des tranches de vies de tous les jours. « Ce dessin animé fait passer des messages importants sur la musique et les effets qu’elle produit sur les êtres humains », se réjouit Daniel Barenboim, cité par le journal La Croix. “Pour moi, Max & Maestro est un projet très important, car il donne la possibilité aux enfants de s’intéresser, de s’amuser et d’apprendre sans effort. C’est un support formidable pour leur développement intellectuel et émotionnel”, ajoute-t-il, à l’occasion d’une courte interview retranscrite dans le dossier de presse destiné aux journalistes.

 

Musique classique et émotions en point d’orgue

Le premier épisode diffusé aujourd’hui sur France 4 nous permet de faire connaissance avec les personnages. Max joue au foot avec ses amis quand son ballon atterrit par mégarde à l’intérieur d’un manoir intimidant. Les enfants surnomment l’homme qui vit là-bas « le bizarre ». Contraint d’entrer pour récupérer son ballon, Max surprend le propriétaire des lieux en train d’interpréter le Prélude en do majeur de Bach. Le jeune garçon est subjugué tandis que le maestro – Daniel Barenboim – décèle chez lui une oreille absolue. Les musiciens doivent s’écouter pour jouer ensemble est la leçon que le maître enseigne à son futur élève.

Les modes majeurs et mineurs sont au centre du deuxième épisode, suivant les émotions du jeune héros triste d’avoir blessé son amie. Car, pour les créateurs de Max et Maestro, il se n’agit pas seulement de parler de la musique. La série promeut également le courage de faire ses propres choix.

“L’histoire de l’ado, mèche rebelle et papa style NTM, bouleversé par les compositions pour piano, pourrait sembler caricaturale. Mais l’aventure est ludique et visuellement originale : l’éveil à la musique classique est un éveil aux sons, à l’écoute, aux émotions”, relève Télérama.

 

Musique classique et hip hop, sans dissonance

Le chanteur d’IAM, Akhenaton, signe la bande originale de ce dessin animé, prouvant que musiques urbaines et classiques peuvent se côtoyer. ‘Il y a dix ans, j’avais composé le générique de Foot 2 rue pour les mêmes producteurs. C’est tellement rare qu’il y ait des dessins animés sur la musique que j’ai tout de suite accepté, rappelle-t-il dans un article de Télé 7 Jours. Il m’a fallu dix-huit mois pour imaginer quarante-cinq thèmes qui collent aux caractères et aux émotions des personnages. Le but est de montrer que le hip-hop est une culture ouverte d’esprit, qui peut intégrer tous les genres musicaux. Si on peut former l’oreille des plus jeunes, leur montrer qu’il y a mille façons d’être heureux et que la musique est un moyen d’y arriver, ça sera gagné.”

“Nous sommes très fiers de lancer cette série d’animation au cœur des missions de service public. Quoi de mieux que l’animation pour faire découvrir et aimer aux enfants un univers qui leur est souvent étranger, la musique classique. Cette série n’aurait pas pu voir le jour sans le talent de Daniel Barenboim et d’Akhenaton, et le partenariat européen entre France Télévisions, Monello, la RAI et la HR”, précise Tiphaine de Raguenel, directrice des programmes jeunesse du groupe France Télévision.

Les 52 épisodes de 11,5 minutes sont diffusés depuis le 26 mars, du lundi au vendredi, à 17h15, dans dans la case jeunesse « Les Minikeums » de France 4.
Ils également proposés sur Ludo.fr.

 

Pour voir ou revoir le premier épisode :
https://www.france.tv/france-4/max-maestro/saison-1/445713-l-oreille-supersonique.html

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *